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Développer des réflexes de paix

Voici quelques pistes pour développer ses "réflexes de paix".

 

Parfois, il suffit d'un seul réflexe, pour ne pas enclencher la violence des autres : retenir le geste ou la parole qui va enflammer la violence. C'est le premier réflexe de paix.

Dans d'autres situations, c'est presque le contraire : on peut réussir à calmer des violences en formulant avec fermeté les limites à ne pas dépasser, en sachant dire NON, en ajoutant que la violence est inacceptable entre humains. C'est un deuxième réflexe de paix.

Enfin, même lorsqu'un rapport de forces est très déséquilibré au départ, il peut être inversé à son avantage en ébranlant et sapant la psychologie de l'agresseur. La très grande majorité des gens ne peuvent pas imaginer être capables de cette inversion.

Pour s'en convaincre, il faut devenir conscient que le "violent" peut avoir aussi peur que nous. Dans ces cas, il y a plusieurs autres réflexes de paix possibles faisant appel à l'inventivité, et orientés vers la "déstabilisation positive" et l'inversion des rapports de force.

Des "réflexes de paix" selon la situation :

Il n'y a pas de façon d'être ou d'agir qui soit efficace en toute situation, à part une : garder la tête froide pour choisir les "réflexes de paix" les plus adaptés !

1. Permettre à la situation de se détendre

  • Retenir le geste ou la parole qui va nourrir, enflammer la violence
  • Laisser l'autre vider en entier son "sac de paroles".

2. Formuler clairement les (ses) limites à ne pas dépasser

  • Savoir dire NON pour arrêter la violence
  • Utiliser le silence qui en résulte :
    • pour réfléchir aux mots (et gestes) qui seront les plus efficaces pour désamorcer la situation.
    • pour mettre à l'épreuve la peur de l'agresseur.

3. Dire ces mots/faire ces gestes qui vont agir sur la psychologie de l'agresseur

  • pour désamorcer (son énervement, son agressivité)
  • pour inverser le rapport de forces (sur le plan psychologique à défaut de la force physique)
  • pour créer une "déstabilisation positive" de l'agresseur (par le regard, le geste, la parole, l'humour, l'inattendu,…)
    • Modifier les certitudes pour inverser les rapports de pouvoir
    • Mettre le doigt dans la carapace de l'autre.

Une des solutions bien connues et efficaces est de lui faire penser avec émotion à "CELLE" qui compte le plus pour lui: sa mère, sa soeur, sa fille, son épouse, sa bienaimée, ... ne serait-ce que quelques secondes, le temps de le distraire de ses intentions et faire dérailler son plan.

4. Garder la tête froide pour être créatif/ve et :

  • trouver des diversions inventives
  • ou attirer l'attention d'autres (bruit, téléphone portable, appel, cri, éloignement, …)
  • ou créer des situations que l'agresseur n'avait pas pu imaginer ou planifier.