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Côte d’Ivoire: que les filles puissent achever leur scolarité

De nombreux efforts ont été fournis par le gouvernement ivoirien depuis les années 2000 pour la scolarisation des filles. Si les jeunes ivoiriennes ont bien accès à l’école , il reste toujours un problème important de décrochage. C’est sur ce constat fort du Ministère de l’Education que Graines de Paix s’est appuyée pour définir son action : « Notre but est d’améliorer les conditions de scolarisation des jeunes filles », explique notre cheffe de projet.

Côte d’Ivoire: que les filles puissent achever leur scolarité

Sorana Secasiu, cheffe des projets pour l’Afrique de l’Ouest et le coordinateur national Tiemele Kouassi avec le personnel du ministère de l’Education ivorien

Selon le Ministère de l’Education ivoirien, le taux d’achèvement des filles au premier cycle reste faible et inférieur à celui des garçons : sur 100 filles entrées au CP1, seulement 58 parviennent au CM2. Un pourcentage bien trop faible que Graines de Paix entend faire augmenter. Dans le cadre de sa mission, l’ONG agit en effet pour l’éducation de qualité, autant pour les filles que pour les garçons. Une mission qui s’inscrit dans l’Objectif de Développement Durable (ODD) 4 de l’Organisation des Nations Unies.

 

 

 

 

La scolarisation des filles dans les ODD

 

En effet, cet objectif se précise comme suit (paragraphe 4.1) : « D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, qui débouche sur un apprentissage véritablement utile. »

 

Mais aussi (Paragraphe 4.5) : « D’ici à 2030, éliminer les inégalités entre les sexes dans le domaine de l’éducation et assurer l’égalité d’accès des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, les autochtones et les enfants en situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle ».

 

Source : Agenda 2030 de Développement Durable, site du Département Fédéral des Affaires Etrangères

 

 

Graines de Paix cherche donc à soutenir les gouvernements à la réalisation de ces objectifs.

 

 

« Une meilleure école pour les filles »

 

En 2019 et 2020, Graines de Paix axe son intervention sur l’amélioration des conditions de scolarisation des filles et la prévention de la violence à l’école. Il est prévu que le projet soit mené dans des écoles primaires de la région de Man (Nord-Ouest) et Odienné (Nord) et des écoles secondaires d’Abidjan (Sud). Ce sont 740 enseignants et près de 40 000 enfants, mais aussi des travailleurs sociaux et des parents d’élèves qui bénéficieront des actions de Graines de Paix.

 

Grâce à une formation continue des ensei­gnants d’école primaires et secondaires, au développe­ment de ressources pédagogiques qui soutiennent la pratique de classe des enseignants et à la sensibilisation des parents, Graines de Paix a pour objectif d’améliorer la réussite scolaire des filles, leur sécurité et leur bien-être à l’école.

 

Changement impulsé

 

Notre équipe s’est donc mobilisée pour comprendre les besoins du terrain. A Odienné (au Nord-Ouest), notre cheffe de projet Sorana Secasiu, accompagnée de notre coordinateur national Tiemele Kouassi, a donné la parole aux enseignants et conseillers pédagogiques.

 

« Nous devions absolument vérifier la réalité de la classe pour voir si nos hypothèses étaient justes ou non », explique Sorana. « Ce premier dialogue a permis de définir des objectifs généraux, des objectifs intermédiaires et enfin des actions concrètes à mettre en œuvre ».

 

Des outils de qualité pour répondre aux besoins des enseignants

 

Depuis 2017, Graines de Paix intervient à Man (Ouest du pays) dans la formation continue des enseignants. Une évaluation formative de notre programme effectuée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine montre des résultats statistiquement significatifs et très encourageants dans le changement de comportement des enseignants et leur perception de la violence. Les enseignants sont moins enclins à recourir à la violence comme méthode de gestion de classe et prennent conscience des conséquences de la violence envers les enfants.

 

Notre chargée de mission formation et pédagogie, Frédérique Boubakeur, s’est rendue à Man au mois de juillet, accompagnée de Mustapha Dally, responsable des formations sur le terrain en Côte d’Ivoire. Graines de Paix et les bénéficiaires du terrain ont réfléchi ensemble aux améliorations à apporter aux outils pédagogiques du projet. Les parents d’élèves seront également inclus dans le processus afin de permettre une continuité entre l’école et la maison.

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