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La Tribune - article qui cite Graines de Paix - 15.05.2019

Dans un article autour de la Fondation Leaders pour la Paix, fondée par Jean-Pierre Raffarin, ex-Premier Ministre français, notre ONG est citée. En effet, Graines de Paix a remporté le Smart Peace Prize pour la petite enfance, décernée par Leaders pour la Paix.

 

PARU DANS LA TRIBUNE LE 15 MAI

 

 

Les «Leaders pour la Paix» réunis sous les ors de la République française

Par Marie-France Réveillard, à Paris | 15/05/2019

 

La seconde conférence annuelle des «Leaders pour la Paix» s'est tenue les 13 et 14 mai, à Paris. 48 heures de rencontres consacrées à la crise du multilatéralisme, auxquelles les leaders africains ont participé, sur fond de crise sahélienne, à l'heure où la France rendait hommage à ses soldats tués au Burkina Faso dans une opération commando...

Les leaders pour la paix, réunis à Paris par Jean-Pierre Raffarin, se sont concertés sur la question du multilatéralisme, actuellement mis à mal par l'administration Trump, qui «n'est pas l'amie de l'administration Trump, c'est le moins qu'on puisse dire» selon le diplomate Pierre Vimont, auteur du rapport annuel de l'ONG qui s'est intéressée cette année, à la réforme de l'ordre multilatéral et à la sécurité régionale.

Le temps est venu de réformer les institutions internationales pour «plus d'efficience» et «d'inclusivité» a déclaré Jean-Pierre Raffarin, tout en précisant qu'il fallait désormais intégrer davantage les pays du sud, dans les négociations pour la paix. «Le monde a changé» entonne ce fin connaisseur de l'Empire du milieu...

«Les leaders pour la paix» ont honoré toute une série de rencontres du Quai d'Orsay à Matignon et du Sénat à l'Elysée. Pourtant l'ancien Premier ministre l'assure: «Je ne fais plus de politique!» Pour rappel, ce dernier fait actuellement l'objet d'une offensive des Républicains (LR), suite à sa présence remarquée au meeting du parti d'Emmanuel Macron (LREM) le 11 mai à Strasbourg, dans la cadre de la campagne des élections européennes. «Moi, je suis fidèle à l'Europe» a t-il glissé, dans les salons du Quai d'Orsay. Pas de politique? A l'heure où l'Union européenne (UE) est de plus en plus contestée à l'intérieur de ses frontières, sur fond de montée des populismes, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui confirme être toujours de centre-droit, apporte néanmoins son soutien à la liste LREM, tient la conférence annuelle de son ONG au sein du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, rencontre Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy mais aussi Edouard Philippe et Gérard Larcher, en moins de 48 heures...

 

 

Le Sahel s'invite des Invalides au Quai d'Orsay...

Mardi 13 mai, alors que la France rendait un hommage officiel aux Invalides, à ses soldats tombés quelques jours plus tôt, en délivrant des otages retenus au Burkina Faso, les LPP poursuivaient leurs travaux au ministère des Affaires étrangères, situé à quelques centaines de mètres de là. Parmi eux, Tertius Zongo, ancien Premier ministre du Burkina Faso et Justine Coulidiati-Kielem, coordinatrice de la plateforme des femmes du G5 Sahel, également originaire du «pays des hommes intègres» et marraine du Smart Peace Prize, représentaient l'Afrique du sahélienne.

Justine Coulidiati qui est encore coordinatrice jusqu'à la fin du mois de mai, présente la plateforme des femmes du G5 Sahel comme une «initiative élaborée pour rectifier une négligence à l'encontre des femmes dans les processus de négociation de paix et de sécurité» conformément à la résolution onusienne 13 25. Elle rappelle que les femmes représentent de véritables supports à la «prévention» contre le terrorisme et indique par ailleurs, que les femmes africaines enrôlées dans les mouvances terroristes régionales sont aujourd'hui une réalité. «Il y a environ 3 mois, au Burkina Faso, nous avons arrêté des femmes venues du Nord du pays qui portaient des grenades et qui s'apprêtaient à entrer dans Ouagadougou». Toutefois, faute de statistiques disponibles, «il est difficile d'évaluer leur nombre» concède t-elle.

Critique et sans langue de bois, elle déplore le manque de moyens de la plateforme régionale: «On parle des femmes mais on ne nous donne pas les moyens nécessaires pour agir. Nous avons reçu 15M de F.CFA l'année dernière, ce qui n'est même pas suffisant pour un seul pays!» Mme Coulidiati regrette également la mauvaise distribution des ressources du G5 Sahel : «en termes d'armement et de moyens logistiques : ça ne suit pas, et près de 80% des fonds alloués servent à faire fonctionner un secrétariat permanent! Dans des pays pauvres comme les nôtres, on veut faire vivre les salariés du G5 Sahel, comme si nous étions aux Nations-Unies! (...) à un moment donné, je me dis que si le G5 Sahel ne suffit pas, alors pourquoi ne pas laisser cette mission à une force conjointe de la Cedeao qui a des compétences?» Une proposition qui ne sera toutefois pas défendue à Paris, Jean-Pierre Raffarin préférant abandonner le dossier aux acteurs locaux et internationaux déjà présents: «notre association qui est encore jeune, ne peut pas prétendre jouer un rôle déterminant dans des situations aussi complexes.» a-t-il admis.

 

 

«Graines de Paix», lauréat du premier Smart Peace Prize

Cette année, les LPP ont lancé le Smart Peace Prize pour la petite enfance, au Sénat. Ce prix a récompensé l'ONG suisse «Graines de Paix», pour son initiative d'éducation à la paix et à la prévention des comportements violents à destination des enfants de 2 et 7 ans.

L'ONG, spécialisée dans la création de programmes pédagogiques, qui ambitionne d'améliorer l'accès à une éducation de qualité, pour valoriser le dialogue et la coopération, se présente comme un rempart à la violence. Elle devrait permettre à près de 100 000 enfants de bénéficier d'enseignements à la prévention de la violence au Bénin. Par ailleurs, ce sont 23.000 enseignants d'écoles maternelles et primaires qui ont déjà été formés pour délivrer les programmes de «Graines de paix» à 650.000 enfants en Côte d'Ivoire.

L'ONG est présente en Suisse, en France, au Sénégal, en Tunisie et au Liban et intervient dans plusieurs pays (Burkina Faso, Mali, Maroc, RDC, Algérie...)

«C'est parce que la Paix ne tombe pas du ciel qu'elle exige du travail! Ce travail doit commencer dès la petite enfance. Partout dans le monde, des initiatives existent. Avec ce Prix, Leaders pour la Paix veut aider à la diffusion des bonnes pratiques» a déclaré Jean-Pierre Raffarin à l'occasion de cette remise de prix.

L'année prochaine, ce sera le médecin congolais Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, qui présidera le jury du Smart Peace Price des LPP.

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