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Outils personnels

Éthique

2005

La non-violence comme attitude éthique

La non-violence est donc, d'abord et essentiellement, une attitude. Elle est l'attitude éthique et spirituelle de l'homme debout qui reconnaît la violence comme la négation de l'humanité, à la fois de sa propre humanité et de l'humanité de l'autre.

1962

La démocratie est d'abord un état d'esprit

Les institutions politiques et économiques d'un pays ne peuvent constituer à elles seules la démocratie : elles n'en sont que le cadre. En vérité, il n'y a pas de démocratie sans démocrates. Le propre de la démocratie est d'être volontaire et la démocratie est d'abord un état d'esprit...

1940

L'humanité du soldat

Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à ces militaires qui vous méprisent et qui font de vous des esclaves, qui enrégimentent toute votre vie et vous disent quoi faire, quoi penser et quoi ressentir ! Qui vous dirigent, vous manoeœuvrent, se servent de vous comme chair à canons et qui vous traitent comme du bétail.

L'éthique par le dialogue

Un code seul ne suffit pas à la promotion des valeurs et des normes de l'éthique ; il faut mettre en place un dialogue constant afin qu'il soit possible d'intégrer les valeurs et l'éthique dans toutes nos décisions et dans tous nos gestes.

2012

L'éducation aux valeurs, à la morale et à l'éthique

Il s'agit donc de proposer des pratiques nouvelles en développant des champs d’'éveils nouveaux, éveil au merveilleux, de développer l'’intelligence fluide autant que la convergence, de préférer donner envie d’'apprendre plutôt que de développer la compétition, et de développer autant l'’être intérieur et la conscience que l'’être extérieur et social.

2012

L'éducation aux valeurs humaines

L'’éducateur d’'aujourd’hui ne doit-il pas guider ses élèves vers des valeurs humaines empreintes de générosité, de solidarité, mais aussi de non-violence et de paix ?

13 septembre 2013

Indignation et responsabilité

L’éthique de conviction ne saurait estomper l’éthique de responsabilité, qui consiste à anticiper les conséquences des décisions prises. Faire le contraire au nom de l’indignation témoigne au mieux de naïveté, au pire de cynisme pour dissimuler d’inavouables projets de conquête.

1969

Être à la hauteur

L’Éthique, (c’est) d’être à la hauteur de ce qui nous arrive.

2003

Éthique humaine

Chaque fois que l'on exclut de l'éthique l'amour, la compassion et le pardon, on la prive de son essence même.

30 oct. 2014

De la pensée à l'intolérance

Le pensé coupé du cœur devient une doctrine : devient une intolérance.

2010-06-19

Aimer tuer ou ne jamais tuer?

Les êtres humains aiment tuer, soit les autres humains, soit les animaux qu’il s’agisse d’un daim des forêts aux grands yeux inoffensifs, ou d’un tigre venant d’attaquer le bétail...

8 août 1945

Le seul combat valable

La paix est le seul combat qui vaille d'’être mené.

2003

Une vision humaine du bien et du mal

Un acte est essentiellement mauvais s'il engendre notre souffrance ou celle d'autrui, bon s'il engendre notre bien-être véritable ou celui d'autrui. (...) L'éthique se trouve donc intimément lié au bonheur et à la souffrance.

2011-03-07

Moi devant autrui

Le moi, devant autrui, est infiniment responsable.

Compétences éco-citoyennes

Ensemble de sentiments, valeurs et capacités qui permettent un développement soutenable et durable. Compétences fondées sur le sentiment d'appartenance à la planète et au vivant, sur les valeurs du respect et de la considération du vivant, et sur un ensemble de capacités permettant de s'impliquer dans des gestes et actions qui protègent le vivant et l'univers, de contribuer à la paix et à la culture de la paix dans ce même but, et de développer des solutions créatives pour produire sans nuire.

Voir aussi: Compétences citoyennes.

Eudémonique/Eudémonisme

Définition utilisée en sciences sociales

Forme de bonheur existentielle qui naît lorsque la vie, les activités et les actions menées par une personne lui apportent du sens. 

 

Définition philosophique

Comportement qui procure le bonheur par sa moralité - en étant en accord avec sa conscience (Platon), en contemplant et agissant dans la vérité (Aristote), en apportant, par là, sérénité à l'esprit (Epicure).

2017

L'éthique et l'empathie

La morale nous amène à juger les autres et à nous juger nous-mêmes. C'est une acquisition évolutive récente, propre à l'espèce humaine, liée à la capacité d'abstraire la réalité concrète au travers du langage. En portant des jugements, l'homme peut trier ses pensées et choisir un comportement qui lui semble adapté. Mais ces jugements ne nous aident pas à vivre ensemble. Ils sont source de conflit autant que d'entente. Nous sommes pourtant une espèce sociale. Nous sommes faits pour vivre ensemble. Nous le devons à un trait beaucoup plus ancien que le langage : l'empathie, la capacité de percevoir les émotions que ressentent les autres. C'est de cette empathie que résulte l'entente, au travers d'une éthique. L'éthique met en valeur l'individu, elle est fondée sur la compréhension plus que sur le jugement. Les conflits culturels, la corruption, les inégalités, sont les conséquences de l'inefficacité de la morale. Plutôt que les réprouver au nom du bien et du mal, il faut les comprendre et tenter de les maîtriser."

2017

De la morale à l'éthique

Nous sommes faits pour nous entendre. La nature le veut ainsi. Elle a fait de nous des êtres sociaux en développant dans notre cerveau un trait inné qui est l’empathie. L’empathie ne nous amène pas à nous aimer mais à nous comprendre. Elle consiste à percevoir ce que ressent l’autre, à s’associer à lui et à collaborer avec lui.
Et pourtant nous sommes souvent en désaccord, en conflit même. C’est en raison d’un autre trait inné de notre fonctionnement mental : pour gérer nos pensées et nos comportements, nous devons les choisir, par conséquent les juger. Nous jugeons parfois rationnellement mais le plus souvent émotionnellement, au travers de nos sentiments. Nous jugeons les paroles, les actions, les événements, nous nous jugeons nous-même et nous jugeons les autres. Notre cerveau fonctionne ainsi et c’est ce qui contribue à nous donner la conscience et la compréhension.

En fin de compte, notre échange avec les autres est conditionné par ces deux particularités opposées, spécifiquement humaines : d’une part l’empathie et la confiance qui nous rapproche les uns des autres, d’autre part les jugements de valeur qui nous amènent à nous entendre ou à nous confronter au nom du bien ou du mal que nous définissons chacun à notre manière, au nom de nos morales respectives, variées et fluctuantes. Nos cultures, l’histoire de nos civilisations, notre comportement actuel sont la conséquence directe de cette opposition qui se déroule dans notre cerveau.

Il vaut la peine de se pencher sur ce double aspect de notre fonctionnement mental, pour essayer de comprendre si nous sommes des congénères qui se comprennent dans l’empathie ou des juges qui se confrontent dans l’intolérance pour un bien et contre un mal qu’ils ont eux-mêmes inventés. D’une manière inhabituelle et quelque peu arbitraire, nous définissons ici comme éthique ce qui relève de l’empathie, et comme moral ce qui relève des jugements de valeur.